Ce que dit le code du travail, concrètement

L’employeur doit fournir des installations sanitaires en nombre suffisant, tenues propres et accessibles à tout le personnel présent. Le texte ne fixe pas de chiffre : c’est le rapport à l’effectif réel qui fait foi. Sur les chantiers de la métropole, la référence pratique reste d’une cabine pour dix à douze compagnons.

Ce qui est regardé en priorité lors d’un contrôle

L’état de propreté au moment de la visite, immédiat et non discutable. Puis le point d’eau pour le lavage des mains, manquant dans la majorité des cas constatés. Enfin l’accessibilité : sur une courée en rénovation, une cabine installée à l’autre bout de la rue ne compte pas.

Le cas des chantiers de rénovation en site occupé

Très fréquent sur la métropole : réhabilitation d’une courée, d’un immeuble ou d’un groupe scolaire pendant que les occupants restent sur place. La cabine doit alors être accessible aux compagnons sans traverser les espaces privés, et rester présentable — elle est vue tous les jours par des riverains qui ne se privent pas de signaler ce qui dérape.

Ce qu’il faut pouvoir montrer

Le contrat avec la cadence d’entretien, les bons de passage, et la cohérence effectif/nombre de cabines. En site occupé — courée, immeuble, école — ajoutez la séparation des circulations entre compagnons et occupants : c’est systématiquement abordé.